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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 18:43

Dans la série des contributions d'adhérents sur le site national, Nelson de Jesus Pedro, administrateur d'Anticor et citoyen de Poissy dans notre département, témoigne de son très difficile parcours du combattant depuis 3 ans, pour obtenir des documents publics auprès de sa Mairie de Poissy. Ce parcours n'est toujours pas achevé à ce jour et il met en lumière l'exigence d'Anticor de mettre en place l'obligation de respecter les avis de la CADA pour les Maires tels que Frédérik Bernard, le Maire (PS) de Poissy. 

La Mairie de Poissy connait-elle la transparence ? 

Personne n'a pu passer à côté de l'affaire Cahuzac et de ses conséquences. Les questions d'exemplarité des élus et de transparence ont rarement été autant traitées qu'en ce moment. Des propositions ont été faites par le gouvernement. Elles ne vont certainement pas assez loin, mais c'est un début.

Dans ce contexte, l'opacité de la Mairie de Poissy est anachronique. Cette opacité est renouvelée et affirmée d’année en année, le tout aux frais des contribuables Pisciacais qui financent les frais de justice de la commune. C'est-à-dire le refus de divulguer les dossiers publics d'appels d'offre sur les marchés de rénovation du quartier de la Coudraie et sur les marchés des séjours des services jeunesse, éducation et loisirs de la ville.

En effet cela fait plus de 3 ans que j'attends la transmission de ces documents publics, des questions pouvant légitimement se poser au sujet du respect du Code des Marchés Publics, tant que ces documents ne seront pas communiqués. 3 ans que la Mairie de Poissy met tout en œuvre pour ne pas me les transmettre, ce qui ne peut qu’accroître les doutes.

Mes premières demandes datent du 29 janvier 2010 et elles sont restées sans réponses. J'ai donc du faire appel à la CADA (organisme d'État validant les demandes de transmission de documents publics) qui me donnera raison le 8 avril 2010, en indiquant qu’il s’agit bien de documents publics et qu’ils me sont donc communicables. Mais malgré 2 relances de ma part en juin et octobre 2010 auprès de la Mairie de Poissy, à qui la CADA a elle-même adressé son avis officiel, cela ne changera strictement rien.

J’ai donc dû saisir le tribunal administratif de Versailles le 4 décembre 2010 pour exiger le respect de l’avis de la CADA. C'est assez rare, en général l'avis de la CADA suffit à débloquer les demandes. Parallèlement la Mairie aurait porté plainte pour vol d'une partie de ces documents fin 2010 (c’est en tout cas ce qu’elle a ensuite annoncé à la presse, voir plus bas), soit près d’un an après ma demande initiale et surtout au moment où il devenait clair que je n’en resterai pas là. J’ai même été entendu comme témoin par la Police au sujet de ce prétendu vol.

La Mairie de Poissy ne lésinera pas sur les moyens pour s’opposer à ma demande de communication. Elle s’offrira par 2 fois les services d'un cabinet d'avocats pour ce faire, sans jamais apporter la moindre raison valable à ce refus. J’ai bien sûr demandé au Tribunal administratif que le Maire fournisse le récépissé du commissariat de la plainte pour vol des documents, ce qu’il n’a pas fait… La justice fonctionnera, elle me donnera raison et ordonnera enfin la transmission des documents le 19 novembre 2012.

Mon parcours du combattant judicaire – simplement pour obtenir des documents publics - était-il terminé ?... Non ! Cette fois, on passe au niveau supérieur, la Mairie de Poissy fait la sourde oreille au Jugement du Tribunal Administratif de Versailles ! C'est extrêmement rare. Je dois donc faire une troisième requête, toujours au Tribunal Administratif, pour ordonner l'exécution du jugement. Je viens de la déposer.

Cette affaire n'est donc pas terminée. Elle illustre parfaitement la difficulté pour un citoyen de faire valoir ses droits et en particulier l'obstination dont il doit faire preuve. Et je sais que mon cas est loin d’être unique en France. Heureusement, je suis assisté dans ma démarche par le réseau d'Anticor, que je dois remercier, et par les fiches « Outils citoyens » de son site national.

Si la mesure réclamée par Anticor était appliquée, à savoir l’obligation légale pour toute administration de se conformer aux avis de la CADA, cela ferait 3 ans que cette affaire serait réglée… Cette mesure ne coûterait pourtant rien, elle économiserait du temps perdu pour les Juges et les citoyens demandeurs, et de l’argent pour les contribuables.

 

Nelson DE JESUS PEDRO

Relais d'Anticor à Poissy

Administrateur d’Anticor

Article du Courrier des Yvelines de Frédéric AntoineArticle de Frédéric Antoine dans Le Courrier des Yvelines

 

Par ANTICOR 78
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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 12:20

Ce n’est pas parce qu’on fait les lois que l’on est au-dessus des lois

 

            Le député des Yvelines Henri Guaino a contesté la mise en examen de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, en des termes qu’il reconnaît lui-même comme étant « violents ». En plusieurs interventions, il a indiqué que le Juge Gentil avait déshonoré les institutions et la justice, que sa décision était grotesque, irresponsable, et qu’elle était une salissure pour la France. L’Union Syndicale des Magistrats a donc signalé un délit d’outrage à Magistrat au Procureur de la République de Paris, qui a ouvert une enquête préliminaire. Cette décision de mise en examen était pourtant contestable par les voies judiciaires ordinaires (ce sera le cas), et elle ne préfigure pas obligatoirement la décision définitive : renvoi ou pas de Nicolas Sarkozy devant un Tribunal.

 

            Plus de 100 députés UMP viennent de pétitionner en sa faveur, dans une lettre ouverte au Procureur, où ils se positionnent solidairement en réaffirmant que le Juge Gentil « a déshonoré les institutions et a déshonoré la Justice ». L’article 434-25 du Code Pénal stipule : « Le fait de chercher à jeter le discrédit, publiquement par actes, paroles, écrits ou images de toute nature, sur un acte ou une décision juridictionnelle, dans des conditions de nature à porter atteinte à l'autorité de la justice ou à son indépendance est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende ».

 

            Les députés sont élus pour faire les lois et ils ont l’obligation d’être les premiers à devoir les respecter, ne serait-ce que par exemplarité. Cette centaine de députés ne respectent donc pas la Loi, dont ils sont pourtant garants vis-à-vis des citoyens, et ils le font savoir. Les députés des Yvelines apportant ainsi leur soutien à leur collègue du 78 Henri Guaino sont : David Douillet, François de Mazières, Jacques Myard, Jean-Frédéric Poisson et Jean-Marie Tetard.

 

            Ces députés signataires scient la propre branche républicaine sur laquelle ils se sont assis. Malgré une séparation des pouvoirs souveraine en France, sur le fond, ils réclament le droit de remettre très sévèrement en cause publiquement les décisions de Justice concernant un homme politique, et ils refusent donc implicitement qu’un juge indépendant puisse mettre en cause un homme politique. Ce n’est pas leur propre camp qu’ils défendent ainsi, c’est l’un des principaux fondements de notre République tout entière qu’ils attaquent.

 

            Car par voie de conséquence, ils réclament ainsi qu’une centaine de députés du camp d’en face puisse solennellement déclarer, par exemple, que la réquisition de non-lieu d’hier du Parquet de Bordeaux pour Eric Woerth dans l’affaire Bettencourt « déshonore les institutions et la justice de notre pays, qu’il s’agit d’une réquisition grotesque et irresponsable qui salit la France, etc… etc… ».

 

Le courrier pétitionnaire de ces 105 députés ouvre donc grand la porte à de tels comportements qui nuiraient gravement à notre démocratie, qui ne peut être sereine que dans le respect de l’indépendance de la justice. Et ces pressions publiques et officielles sur notre justice, de la part de fractions importantes de notre représentation nationale, se renvoyant régulièrement la balle camp contre camp en fonction des élus mis en examen, achèveraient de discréditer gravement la représentation des citoyens au Parlement, ouvrant rapidement un boulevard aux votes de rejet de notre système démocratique dans les urnes. Car ce serait tout à la fois, étalé sur la place publique, des remises en cause régulières, par chacun des camps pouvant actuellement être majoritaire, de nos institutions républicaines, de la légitimité du pouvoir judiciaire lorsqu’il se préoccupe du respect de la loi par les élus, et la légitimation de l’exigence d’une justice à deux vitesses qui protège plus les élus que les simples citoyens qui n’ont pas droit, eux, à de telles pressions sur la justice en leur faveur.

 

            L’un des objets fondateurs d’Anticor est de réhabiliter notre démocratie représentative. De telles actions, par autant d’élus ayant une telle légitimité, sont à ce titre des plus inquiétantes.

 

 

Jean-Luc Trotignon

Responsable d’Anticor Yvelines

Par ANTICOR 78
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 18:10

Quand le maire de Saint-Cyr-l’École, futur candidat, fait payer son sondage électoral par la commune, un adhérent d'ANTICOR lui demande de la rembourser.


Les élections municipales sont en mars prochain. C’est pour se préparer à ces échéances que le maire de Saint-Cyr-l’École, candidat déclaré, a fait commander par la commune le 26 février un sondage à l’IFOP (3 jours avant le début de l'encadrement officiel des dépenses de campagne...). Sous le titre « Climat municipal à Saint-Cyr-l’École », l’étude s’intéresse aux attentes des habitants, à l’appréciation de la municipalité, à l’image du Maire et de l’équipe municipale mais aussi… aux « intentions de vote pour les élections municipales ». Des projections électorales sont ainsi calculées pour chacune des listes potentielles, au 1er comme au second tour. Les 14 352 € TTC du sondage sont payés par la ville.


Or, l’objet et la finalité des questions électorales ne relèvent ni de la gestion de la commune ni de ses attributions. Les dépenses ne peuvent donc être prises en charge par la collectivité publique. À défaut, l’usage du budget de la commune à des fins qui lui sont étrangères peut être qualifié de détournement de fonds publics (art. 432-15 du Code pénal), entrainant la responsabilité pénale de l’élu.


Le caractère électoral de certaines questions est pourtant revendiqué par le maire qui s’en explique ci-dessous dans le Parisien, le 24 avril : « Bernard Debain déclare avoir voulu mesurer « au plan local » l’influence réelle du FN et l’éventualité du retour d’une liste concurrente à droite ». La question de la légalité d’un tel usage des deniers publics est vite balayée. « Tout le monde agit ainsi, explique le maire. Mon prédécesseur l’a fait. Moi aussi ».


Au nom d’une association locale, Sébastien Durand, adhérent d’ANTICOR, a demandé au maire de rembourser la commune des dépenses électorales qu’il a engagées. À dépenses privées, deniers privés !

 

Article-Parisien-78-avril-2013-A.jpg

Par ANTICOR 78
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Mercredi 24 avril 2013 3 24 /04 /Avr /2013 21:10

ANTICOR 78 met à votre disposition l'intégralité des 3 projets de loi présentés en Conseil des Ministres ce matin pour la moralisation de la vie publique et sa transparence, et la lutte contre la fraude fiscale.

Nous attirons notamment votre attention sur l'article 1er de la Loi contre la fraude, qui prévoit d'autoriser les associations de lutte contre la corruption agréées à ester en Justice, ce que nous réclamions depuis plusieurs mois, avec les associations Transparence International France et Sherpa. Ainsi que sur l'article 17 de la loi sur la Transparence qui prévoit la protection des lanceurs d'alerte en matière de conflit d'intérêts.

Pour chacun de ces projets de loi en liens ci-dessous, vous pouvez d'abord lire l'exposé des motifs, puis le projet de loi lui-même, article par article, qui sera proposé au Parlement (selon votre équipement informatique, un petit délai de téléchargement peut s'avérer nécessaire).

Description Loi organique

Projet de Loi organique

Description Loi Transparence

Projet de Loi Transparence

Description Loi Fraude

Projet Loi Fraude

Par ANTICOR 78
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Samedi 13 avril 2013 6 13 /04 /Avr /2013 12:55

En réaction à l'affaire Cahuzac et à ses répercussions, ANTICOR 78 était l'invité de "Grand angle", le 9 avril sur le plateau d'Yvelines Première, via son responsable Jean-Luc Trotignon (de 1' 35" à 15' 35"), également Délégué national de l'association.

(Si l'image a du mal à défiler sur votre écran : cliquez une seconde fois sur l'emplacement de l'écran. Si un spot de pub apparaît au début et que vous ne souhaitez pas le voir, cliquez sur la petite croix en haut à droite de l'écran qui apparaît au bout de 5 secondes.)

Par ANTICOR 78
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