Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 13:34

 Anticor lance aujourd'hui une collecte citoyenne d'un nouveau genre, afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent d'agir pour que la justice déclenche une enquête dans l'affaire emblématique de l'eau à Lille.

 Le doyen des juges d’instruction de Lille vient de décider d’ouvrir une information judiciaire pour abus de confiance et faux, suite à la plainte de l’association « Eau Secours », dont le Président est Eric Darques, membre du Bureau national d’Anticor. Bien qu’un rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Nord-Pas de Calais de 97 ait indiqué que 164 millions d’euros étaient indûment conservés par Suez et Veolia au détriment des consommateurs, Pierre Mauroy n’avait jamais voulu les leur réclamer et la première plainte avait été classée sans suite par le Procureur. Une seconde plainte a donc été déposée ensuite pour « Eau Secours » par Maître William Bourdon, avec constitution de partie civile, qui a abouti à cette décision du doyen des juges d’instruction.

Mais au préalable, comme c’est la règle, une « consignation » est demandée à la partie civile à verser impérativement avant le 12 février, caution sans laquelle aucune enquête ne sera déclenchée. Cette petite association de Lambersart (59) doit donc verser à la justice la somme de 1 500 euros d’ici trois semaines, ce qui est trop lourd quand les seules recettes sont des adhésions à 10 euros… En face : Veolia et Suez et ces 164 millions d’euros à récupérer pour les habitants de la communauté urbaine de Lille-Métropole…

Anticor estime, avec l’Association pour le Contrat Mondial de l’Eau, qu’il est indispensable qu’une enquête puisse avoir lieu, non seulement à cause de ce que la Chambre Régionale des Comptes a mis à jour en 97, mais aussi parce que le problème de la restitution, par les multinationales, de l’argent des provisions pour travaux non réalisés est un problème emblématique, auquel il faut sérieusement commencer à s’attaquer.

Anticor lance donc ce jour une collecte citoyenne via son site Anticor.org - une première en France à notre connaissance pour régler une telle consignation judiciaire -, afin de recueillir dans les délais ces 1 500 € permettant de déclencher cette enquête, en encourageant tous les citoyens responsables qui en ont assez des graves anomalies de gestion de l’argent public, qui sont dénoncées par les magistrats des Chambres des comptes mais qui finissent très souvent aux oubliettes.

Plus de détails sur le site de Anticor.org et sur le mini-site dédié à ces dons citoyens.

Merci à tous ceux qui participeront à cette collecte et qui la relayeront !

Par ANTICOR 78
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 14:56

Au Palais de Justice de Paris, ce lundi 16 janvier, la Présidente du Tribunal a annoncé en début d'audience le report du procès qui devait avoir lieu aujourd'hui et demain .

En effet, parmi les parties civiles, n'étaient représentées que l'UFC-Que choisir de Rambouillet, Lévis-Saint-Nom et Versailles, le SITREVA, le SICTOM de Rambouillet, le SIRMATCOM de Maintenon et le SICTOM d'Auneau, et les communes de Chateaufort et de Magny-les-Hameaux (les deux communes sans doute les plus motivées par cette affaire).

Concernant la dizaine de communes parties civiles absentes, la Présidente du Tribunal a indiqué que plusieurs d'entre elles n'avaient pas été convoquées (bien que la date de ce procès ait été fixé il y a six mois...). Elle a pudiquement qualifié cela de "dysfonctionnement de la chaîne pénale", qu'il fallait réparer en reportant le procès.

Rendez-vous a donc été fixé le 28 mars pour une audience de fixation de la date du procès... qui ne pourra vraisemblablement pas avoir lieu, selon la Présidente elle-même, avant septembre-octobre, soit 11 ans exactement après la découverte des faits... Encore un élément, dans la gestion de cette affaire, qui ne manquera pas de poser question aux citoyens contribuables victimes de la gestion du SICTOM et du SYMIRIS par Jean-Philippe Assel, présent à l'audience en tant que prévenu accusé de faux en écritures pour les années 1999 et 2000.

Egalement présents à l'audience, en plus de la presse et des nombreux avocats : Jean-Luc Trotignon, élu de Rambouillet et responsable d'Anticor Yvelines, et Maxime Rouquet, co-président du Parti Pirate et ancien candidat aux législatives de 2009 de Rambouillet.

Et si une amnistie présidentielle, bienvenue pour certains, intervenait entretemps ?...

Par ANTICOR 78
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 16:28

« Au nom du peuple français », le Tribunal de Grande Instance de Paris condamnait, le 15 décembre 2011, l’ancien Président de la République Jacques Chirac à deux ans de prison avec sursis, pour abus de confiance et prise illégale d’intérêts, dans le procès des emplois fictifs de la ville de Paris. Cette condamnation historique est depuis devenue définitive.

Notre association a joué un rôle essentiel dans ce procès, puisque seule partie civile présente chaque jour d’audience, pour apporter l’équilibre de la contradiction citoyenne face à la défense de Jacques Chirac et des autres prévenus.

Certes, Anticor a officiellement été déclarée irrecevable dans le Jugement final. Mais nos arguments, eux, ont été bien reçus par le Tribunal, comme vous pourrez le constater en lisant le Jugement, que nous avons décidé de mettre à votre disposition dans son intégralité.

Il vous suffit pour cela de cliquer sur ce lien :

JUGEMENT INTÉGRAL JACQUES CHIRAC et consorts du 15-12-11

Ce document rendant compte de toutes les audiences, avant d’indiquer les motivations du Tribunal et les sanctions prononcées pour l’ensemble des prévenus, il comprend 227 pages. Pour ceux qui souhaitent n’en consulter que les conclusions, vous les trouverez à partir de la page 215. Pour ce qui est des motivations du Tribunal justifiant la condamnation de Jacques Chirac lui-même, elles se trouvent page 210 et vous pouvez directement cliquer sur cette page ci-dessous pour la lire. Elle est édifiante par rapport aux valeurs d’intégrité et de probité que tout élu se doit de respecter, quel qu’il soit…

Motivations condamnation Jacques Chirac

Par ANTICOR 78
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 19:38

Palliant l’absence lourde de sens de la Mairie de Rambouillet sur le banc des parties civiles, lors du procès du scandale du SICTOM des 16 et 17 janvier prochain, l’association UFC-Que Choisir de Rambouillet a finalement décidé in extremis de se porter partie civile pour demander réparation au nom de ses adhérents locaux, avec le concours d’un des avocats spécialistes de l’anticorruption en France : Maître William Bourdon, bien connu de l’association Anticor.

 DSCF1556 - copie

Plus de dix ans après les faits, Jean-Philippe Assel, l’ancien maire adjoint de Gérard Larcher (son bras droit selon la presse), sera jugé pour sa gestion du SICTOM de Rambouillet et du SYMIRIS qu’il présidait, au Palais de Justice de Paris, les 16 et 17 janvier *. Le SICTOM est un syndicat de collecte des ordures ménagères (pour 90 000 habitants du Sud-Yvelines répartis sur 41 communes) et le SYMIRIS un syndicat de traitement des déchets, devenu depuis le SITREVA (pour 264 000 habitants répartis sur 179 communes). Ces deux syndicats avaient été mis en place au début des années 90 par la SEM IRIS, structure gérée par une demi-douzaine d’administrateurs dont Jean-Philippe Assel et Gérard Larcher, qui n’avait pourtant aucune autorité légale pour le faire selon la Chambre régionale des comptes du Centre.

Les magistrats de cette Chambre avaient recensé de nombreuses anomalies pour ces trois entités : achat d’études et de conseils pour plus d’un million d’euros sans que la moindre preuve de l’existence de ces études aient pu être fournie, non respect des procédures de délégation de gestion, surcoût de 30 % pour la construction d’un centre de tri et de 40 % pour celle d’une usine d’incinération, paiement par deux fois de la même chaîne de tri par les contribuables, tout comme de certaines études, favoritisme, achat de matériel de traitement de déchets à un salon de coiffure alsacien, etc… etc… Selon ces magistrats, la gestion de Jean-Philippe Assel a laissé derrière elle un déficit de près de 14 millions d’euros, que les habitants du Sud-Yvelines ont dû éponger par une augmentation pérenne de près de 100 % de leur Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères dès 2002 (environ 230 euros annuels supplémentaires en moyenne par foyer fiscal), notamment décidée par Gérard Larcher qui avait repris la Présidence du SICTOM à la suite de son maire adjoint **.

Il est assez étonnant de constater que, malgré tout, Jean-Philippe Assel ne sera jugé au final que pour des faux en écriture des années 1999 et 2000.

 DSCF1558 - copie

Alors qu’un certain nombre de Mairies du Sud-Yvelines se sont directement portées parties civiles au nom de la défense de leurs citoyens scandaleusement lésés, le Maire de Rambouillet Gérard Larcher et les membres de sa majorité municipale se sont toujours refusé à engager cette démarche des plus légitimes. La raison invoquée par la municipalité pour justifier l’absence au procès de la principale commune lésée par cette faillite d’un service public local, pour ne pas y défendre directement les intérêts de ses propres citoyens, à savoir le fait que le SICTOM sera partie civile en représentant 41 communes dont Rambouillet, est une raison notoirement insuffisante, sachant que parmi ces dernières, d’autres communes voisines moins importantes ne se défaussent pas, elles, et le font en toute responsabilité au nom de leurs citoyens.

L’UFC-Que choisir de Rambouillet sauvera donc l’honneur pour Rambouillet, en reprenant le flambeau de cette responsabilité citoyenne, en tant que partie civile au procès de l’un de ses anciens maires adjoints, avec l’UFC-Que choisir de Versailles et de Lévis-Saint-Nom (dont certains membres sont également membres de l’association Anticor). Qui plus est, ce sera avec les meilleures garanties, puisque l’avocat qu’ils ont retenu - qui leur a été chaudement recommandé par le responsable d’Anticor Yvelines Jean-Luc Trotignon - n’est autre que Maître William Bourdon, l’un des spécialistes de l’anticorruption en France, Président de l’association SHERPA, avocat de la ville de Paris contre les époux Tibéri et de Transparence International dans l’affaire des biens mal acquis de chefs d’Etat africains.

 L’ensemble des 27 000 habitants de Rambouillet victimes de la gestion d’un de leurs élus ne seront donc pas directement représentés par leur Mairie à ce procès, mais au moins certains d’entre eux le seront dans de bonnes conditions, encore une fois grâce à une association citoyenne qui assume vaillamment ce que des élus refusent d’assumer. Nous remercions donc vivement cette association au nom des rambolitains et des 2 000 manifestants qui avaient envahi Rambouillet en octobre 2002, pour protester contre le fait que le Maire de Rambouillet fasse ainsi directement payer l’addition de la gestion calamiteuse de l’un de ses maires adjoints aux citoyens contribuables.

* Les audiences publiques auront lieu les lundi 16 et mardi 17 janvier à 13 h 30 à la 11ème Chambre (1ère section) du Palais de Justice de Paris (escalier E, 1er étage), au 10 boulevard du Palais.

** Jean-Philippe Assel s’était de même vu confier, avec le soutien de Gérard Larcher, la gestion du syndicat en charge de l’assainissement pour Rambouillet dans les années 90, avec des anomalies de gestion relevées par la Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France, notamment au niveau des investissements. Il faut savoir qu’actuellement, l’eau est à Rambouillet 70 % plus chère que la moyenne nationale, principalement à cause des investissements de la partie assainissement.

Par ANTICOR 78
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 20:33

A tous nos adhérents et nos sympathisants des Yvelines, à tous les Yvelinois qui nous ont aidés en 2011, à tous ceux qui ont signé la charte éthique d'Anticor, à tous ceux qui nous suivent d'un oeil attentif :

EXCELLENTE ANNÉE 2012 À VOUS ET À VOS PROCHES !


Vous le savez, Anticor ne fait pas que lutter contre la corruption en politique : Anticor se bat aussi pour réhabiliter notre démocratie représentative. Et dans les Yvelines, ne serait-ce que pour le simple respect de la démocratie locale, de ses règles, de ses lois, il y a encore du boulot !...

Un seul exemple au coeur du département : à Jouars-Pontchartrain (5 000 habitants),  le journal bimestriel de la Mairie est l'un des rares à paraître depuis des années sans que la minorité démocratique n'ait jamais droit à la moindre tribune d'expression libre, en contradiction complète avec la loi l'imposant dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants (art. L2121-27-1 du CGCT)... A l'heure des voeux, souhaitons aux habitants de la commune qu'ils aient le droit en 2012 à être enfin informés en toute démocratie !

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Par ANTICOR 78
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